<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7046288096322909020</id><updated>2009-10-05T00:49:47.427-07:00</updated><title type='text'>Les nouvelles de Tiphanie</title><subtitle type='html'>Je m'appelle Tiphanie, j'ai 17 ans et j'adore écrire.Les textes qui suivent sont des nouvelles que souvent je ne réécris pas. Se sont des premiers jet uniquement car je n'aime pas revenir travailler sur mes nouvelles. Elles sont écrites bien souvent dans le cadre de mes cours de Français ou de Littérature.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7046288096322909020/posts/default'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Tiphanie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18081603653363629025</uri><email>noreply@blogger.com</email></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>9</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7046288096322909020.post-8535555417038423767</id><published>2008-03-19T08:11:00.000-07:00</published><updated>2008-03-19T08:14:35.201-07:00</updated><title type='text'>Poème sur L'autre</title><content type='html'>Encore et toujours pour la Littérature, voici un poème que j'ai rédigé pour le cours.&lt;br /&gt;Le thème était sur L'autre.&lt;br /&gt;Bon ce n'est pas terrible et c'est loin d'être vraiment un poème...mais je ne suis pas une fan de poésie alors en écrire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(17, 255, 0);"&gt;&lt;span style="background-color: rgb(34, 34, 34);"&gt;LE MENSONGE DU REFLET&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(17, 0, 255);"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;C'est un endroit isolé où tout a disparu&lt;br /&gt;La verdure a prit le dessus au sein de ce coin perdu&lt;br /&gt;Un éclat de soleil frappe l'eau d'un ruisseau&lt;br /&gt;Poursuivant sa folle course vers la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un homme agenouillé observe un reflet.&lt;br /&gt;Là, le visage d'un inconnu rongé par la guerre&lt;br /&gt;Le regard vide, froid, dur et glacial&lt;br /&gt;Cet autre il le déteste, qu'il disparaisse !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ferme les yeux, les rouvre&lt;br /&gt;L'autre fait de même, à l'envers.&lt;br /&gt;En face à face ils se dévisagent&lt;br /&gt;S'affrontent d'un regard noir, incisif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce valeureux citoyen qui ne demandait rien&lt;br /&gt;Parti la fleur au fusil, revenu plus bas que terre&lt;br /&gt;La gueule défigurée, la gueule cassée&lt;br /&gt;Il n'a rien demandé, pas même la pitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le reflet de l'eau, un autre.&lt;br /&gt;Un être de chair anéanti, démoli.&lt;br /&gt;Qui le reconnaîtra ?&lt;br /&gt;Lui ne s'habitue pas à cette face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Symétrie déconcertante&lt;br /&gt;Le fantassin affronte un nouveau combat&lt;br /&gt;Plus dure que toute bataille&lt;br /&gt;La guerre a pénétré dans son être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pauvre soldat ne supporte pas&lt;br /&gt;Cet étranger à l'affût.&lt;br /&gt;Un œil suffit pour le voir surgir.&lt;br /&gt;Et d'une main, le détruire.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7046288096322909020-8535555417038423767?l=nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/feeds/8535555417038423767/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7046288096322909020&amp;postID=8535555417038423767&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7046288096322909020/posts/default/8535555417038423767'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7046288096322909020/posts/default/8535555417038423767'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/2008/03/pome-sur-lautre.html' title='Poème sur L&apos;autre'/><author><name>Tiphanie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18081603653363629025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17101272409704487172'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7046288096322909020.post-8169914877555364202</id><published>2008-01-01T04:27:00.000-08:00</published><updated>2008-01-01T04:35:03.643-08:00</updated><title type='text'>A comme Avare, A comme Anette</title><content type='html'>Le mini écrit qui vient est tout jeune puisque je les écrit hier. C'est un devoir de rentrée de janvier 2008 en Littérature. Cette fois-ci, je devais mettrepar écrit l'histoire d'une femme avare qui recevait plusieurs après-midi par semaine et depuis des années, ses amis sans jamais leur avoir offert le thé, le café car elle était trop avare. La décision finale de ses amies semblent incohérente mais qu'au bout de plusieurs années, personne n'ai encore eut l'idée de le faire est elle même surprenante. L'histoire est vraie (du moins sur le fond du sujet) puisque notre prof de Littérature, connais cette personne étant donné qu'il s'agit d'un de ses voisines. Pour ceux qui connaissent, j'ai essayé de la faire à la DESPERATE HOUSEWIVES mais c'est plus dur qu'il n'y parait et au final je crois que l'on ne reconnais pas l'inspiratio puisé dans le début de la série, ou alorsd juste pour l'idée de la fin qui racontée par la voix de DESPERATE HOUSEWIVES pourrait faire rire...en tout cas, la chute avait pour but de faire rire mais peut-être est elle finalement trop prévisible pour amener le sourire...tant pis  si ça ne marche pas !&lt;br /&gt;Maintenant, place au texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;A COMME AVARE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;A COMME ANETTE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La rue des Fougères étaient le lieu de rendez-vous de toute une communauté de gens du troisième âge. C’était là que vivait Yvette Le Gall et son mari George. Marie-Pierre et Henri Junéon. Mr et Mne Perdou. Les époux Jeunet et le veuf Bernard Le Faout.&lt;br /&gt;C’est aussi dans cette petite impasse que résidait Anette Le Biavan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rue avait coutume de se réunir l’après-midi pour discuter des derniers commérages de la petite ville où ils habitaient tous depuis plus de quarante ans. Les épouses de tout ce petit monde de vieilles personnes, se délectaient le plus de ces petits rendez-vous. Anette connaissait toujours les derniers potins du quartier, de la ville et plus globalement de ces environs. Elle était capable de donner plusieurs informations sur un grand nombre de personnes, qu’elle les connaisse personnellement ou…non.&lt;br /&gt;S’il arrivait, et c’était rare, qu’elle ne sache rien sur un nom, elle se renseignait immédiatement et au bout d’une semaine, on pouvait être sûr que le manque avait été comblé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les rendez-vous avaient lieu à l’heure du goûter. Yvette arrivait toujours la première et était le signal pour les suivant. Venait ensuite Marie-Pierre et Annie Perdoux. Bientôt rejointent par Josiane Jeunet et parfois le veuf Bernard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, le petit groupe souffrait d’un grand manque. Bien que cela faisait trente ans qu’ils se rencontraient tous à l’heure du goûter, pas une fois Anette ne leur avait proposé une tasse de thé ou de café et encore moins quelques biscuits. Il fallait avouer qu’Anette était aussi commère qu’avare et que jamais elle n’aurait dépensé la moindre cuillère à café, le moindre sachet de thé ou le moindre biscuit pour le goûter de six vieilles personnes. Après tout, elle ne forçait personne à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation qui fut longtemps supportée devint un jour sujet de conversation entre les habitants de la rue des Fougères, et il apparut qu’une solution devait être trouvée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi qu’au rendez-vous suivant Yvette apporta sa théière et ses biscuits car il n’y avait rien de mieux que de savourer les paroles d’Anette qu’en savourant soi-même un thé bien chaud en mangeant des biscuits.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7046288096322909020-8169914877555364202?l=nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/feeds/8169914877555364202/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7046288096322909020&amp;postID=8169914877555364202&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7046288096322909020/posts/default/8169914877555364202'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7046288096322909020/posts/default/8169914877555364202'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/2008/01/comme-avare-comme-anette.html' title='A comme Avare, A comme Anette'/><author><name>Tiphanie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18081603653363629025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17101272409704487172'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7046288096322909020.post-2976741162310814874</id><published>2008-01-01T04:23:00.000-08:00</published><updated>2008-01-01T04:27:25.712-08:00</updated><title type='text'>Mot Anodin</title><content type='html'>Ce qui suit date de seulement deux mois. Toujours dans un cadre scolaire, ma prof de littérature nous demande d'écrire un petit texte où nous devions évoquer une punition qui nous avait semblé injuste. Je le fis donc et voila le résultat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;MOT ANODIN&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;« Mauvaise », « méchant », « horribles propos » , « punis », « excuses ».&lt;br /&gt;Les mots résonnent dans ma tête. J’ai le visage baigné de larmes. Je ne comprends pas. Je ne sais pas. Qu’est-ce que j’ai fais ? Qu’est-ce que j’ai dit ?&lt;br /&gt;Ma vue est brouillée. Je renifle avec bruit. Je ne sais plus où je suis. Je vois le visage de ma mère. Je vois sa bouche. Elle est grande ouverte. Elle me paraît immense. Elle m’accable de reproches. Elle énonce la sentence. La liste est longue. J’oublie ce qu’elle dit. Je ne sais plus pourquoi je pleure.&lt;br /&gt;Pour la punition ? Pour ma mère qui me crie dessus ? Pour ce que je ne comprends pas ? Pour ce qui est injuste ?&lt;br /&gt;Je reste sans voix. Je suis suffoquée. Parfois j’envisage le « Mais ».&lt;br /&gt;« On ne répond pas à sa mère ! » C’est une réponse claire. Aucune tentative n’est possible. Elle sort en refermant la porte. Est-ce qu’elle la claque ? Je ne sais pas. Je n’entends rien d’autre que mes pleurs.&lt;br /&gt;Je retiens une chose : Raciste.&lt;br /&gt;Ce mot plane au-dessus de moi. Que veut-il dire ? Je ne sais pas. Ou peut-être que si mais dans cette situation je ne le comprends pas. Je m’en moque, de la couleur de cette fille. Je l’ai juste traitée de « connasse ».  Je ne sais même plus ce que j’ai dit. Peut-être que c’était plus violent ? A sept ans on ne fait pas dans la dentelle. &lt;br /&gt;« On insulte pas ! »,  « on ne dit pas ça »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la première fois que l’on me crie dessus pour un simple gros mots. C’est mauvais, c’est vrai, mais d’habitude on n’en fait pas tout un plat. D’habitude on ne me punit pas. Pas comme ça.&lt;br /&gt;Je revois la scène. Je ne pleure plus. J’ai mal à la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un centre de loisirs. Nous sommes assis ou debout autour d’une table recouverte d’une toile transparente. Il y a de la farine, de l’eau et peut-être du sel. Nous faisons une activité commune : la pâte à sel. Confections d’oiseaux tordus avec une moitié d’ailes, paniers à formes irrégulières remplis de boules de pâte représentant de la nourriture,  voitures cabossées, hommes disproportionnés et mal dessinés… des sculptures prennent naissance dans nos mains roses d’enfants.&lt;br /&gt;Et puis il y a cette fille. Elle m’agace. Elle donne des ordres. Elle commande tout le monde. Elle est la reine. Elle domine. Elle se distingue par sa couleur parmi nous tous qui sommes blancs. Elle est noire.&lt;br /&gt;Tout devient clair en moi. Alors, on n’a pas le droit de parler méchamment aux gens de couleurs ? C’est ça être Raciste ?&lt;br /&gt;Le mot est horrible à entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur mon bureau il y a des  feuilles blanches. Qu’a dit Maman ?&lt;br /&gt;« fais un dessin pour t’excuser. » Je me souviens. Un dessin, mais de quoi ?&lt;br /&gt;Une planète, des enfants de couleurs qui se tiennent par la main, un soleil. Ça ressemble à un logo.&lt;br /&gt;J’exécute la tâche.&lt;br /&gt;Une partie de la punition est faite.&lt;br /&gt;Une autre sera plus longue : privée de télé, privée d’anniversaire chez J. Privée de ci, privée de ça. J’ai oublié avec le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans mon esprit, c’est une punition encore incomprise. Je sais aujourd’hui ce que signifie le mot Raciste, et lorsque je reparle à  ma mère de cette histoire, elle me cite mon insulte à cette fille typée. Seulement ces phrases ne sont pas de moi. Est-il possible que j’aie pu être aussi cruelle ? Je ne pense pas, je croyais même pas être capable de ça, enfant. Pour moi, ces mots viennent d’une autre fille. Assise en face de moi. J’ai surtout en tête la phrase de la directrice du centre de loisirs : «  Tu es la plus grande, et même si ce n’est pas toi, c’est pour montrer l’exemple ».&lt;br /&gt;Dans mon esprit, je n’ai dit qu’un mot « anodin » qui me coûta une punition injuste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7046288096322909020-2976741162310814874?l=nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/feeds/2976741162310814874/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7046288096322909020&amp;postID=2976741162310814874&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7046288096322909020/posts/default/2976741162310814874'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7046288096322909020/posts/default/2976741162310814874'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/2008/01/mot-anodin.html' title='Mot Anodin'/><author><name>Tiphanie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18081603653363629025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17101272409704487172'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7046288096322909020.post-1385100033579117433</id><published>2008-01-01T04:21:00.000-08:00</published><updated>2008-01-01T04:23:45.301-08:00</updated><title type='text'>Lettre fictive de Voltaire en réponse à une lettre de Diderot</title><content type='html'>Encore un texte étonnant. Il s'agissait encore d'un devoir de français. Le principe était le suivant : nous disposions d'une lettre de Diderot écrite à Voltaire et nous devions imaginer ce que Voltaire avait pu écrire auparavant en réponse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;LETTRE FICTIVE DE VOLTAIRE A DIDEROT&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lettre de Voltaire à Diderot&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ferney, ce 27 juillet 1766&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon ami,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais bien que pour rien vous ne quitteriez Paris, et si je n’étais pas dans la plus grande des inquiétude, je ne vous écrirai point. Je sais bien que c’est une énième de mes demandes, mais les dernières nouvelles me font redouter le pire.  Vous n’êtes pas sans connaître les derniers agissements du parti dévot. Cela m’amène à penser que ce chien enragé, lasse de ne plus avoir aucun Jésuites à mordre, s’en prendra bientôt à nous autres Cacouacs. Vous n’êtes pas s’en ignorer qu’ayant mené notre dévoué directeur dans  celle qui porte le glorieux nom de La Bastille, le Magicien à qui on attribut les trois pouvoirs, ne tardera pas, sous simple lettre de cachet, à vous faire part de votre retraite économique.&lt;br /&gt;Les chasseurs de philosophes sont partout et ils ne cherchent plus que le secret infaillible qui leur permettra de tous nous attraper aussi aisément que des lapins. Ils murmurent à tous : « qu’ils est impossible que les philosophes soient des hommes de bien, car si nous les supposions ainsi, on commencerait à croire que nous ne le sommes pas ».&lt;br /&gt;J’enrage de voir ce que les Hommes sont devenus :  Un jour ils nous écoutent et nous approuvent. Le lendemain, ils se rangent du côté des faibles.&lt;br /&gt;J’ai en moi l’image d’un pays où seule la raison gouverne les hommes et a sur les chefs des nations l’empire qui lui est dû.  Mais cette raison, c’est moi qui doit la retrouver, car si de quelconque manière elle avait atteint l’Homme alors on ne verraient point un tel chaos intellectuel et idéologique.&lt;br /&gt;Je sais bien que vous prôner mieux que tous nos quatre idéaux : bonheur, liberté, égalité et tolérance et c’est au nom de ceux-ci que je vous demande de partir incessamment sous peu, de la capitale.&lt;br /&gt;Faut-il que j’implore Dieu dans une longue prière pour qu’il vous fasse enfin changer d’avis ? Je vous dit inlassablement : fuyez, fuyez ; car dés lors qu’ils nous auront, rien ne pourra nous sauver d’une fin terrible pareille à celle de l’Enfant terrible  condamné pour un blasphème dont je doute.&lt;br /&gt;    Ne me dissimulez rien pour une fois dans vos réponses et écoutez un de vos amis philosophes qui n’espère que vous revoir vivant à Ferney. Ne restez pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Votre dévoué et ami, Voltaire&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7046288096322909020-1385100033579117433?l=nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/feeds/1385100033579117433/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7046288096322909020&amp;postID=1385100033579117433&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7046288096322909020/posts/default/1385100033579117433'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7046288096322909020/posts/default/1385100033579117433'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/2008/01/lettre-fictive-de-voltaire-en-rponse.html' title='Lettre fictive de Voltaire en réponse à une lettre de Diderot'/><author><name>Tiphanie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18081603653363629025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17101272409704487172'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7046288096322909020.post-5366305056774636583</id><published>2008-01-01T04:15:00.000-08:00</published><updated>2008-01-01T04:20:58.404-08:00</updated><title type='text'>Prologue fictif de Dom Juan de Molière</title><content type='html'>Ce qui suit va peut-être en dérouté quelques uns. En faite i s'agissait encore une fois d'un devoir scolaire. Nous venions de finir de lire Dom Juan de Molière et ma prof de français nous a demandé d'écrire un prologue à cette pièce de théâtre que j'ai d'ailleurs moyennement aimé (j'aime peu lire du théâtre classique...) et je me suis donc lancée. j'avais en tête le souvenir d'un prologue original où le prologue était un personnage qui n'arrêtait pas de se faire houspiller. Bizarrement je ne me rappelle pas où j'ai pu lire ça mais quoi qu'il en soit, ce souvenir presque dissout m'a permis d'écrire un prologue que je crois singulier. Une dernière chose, je trouve ce prologue particulièrement visuel, du moins lorsque je le lis des images défilent dans mon esprit, sans me vanter, je trouve que c'est plutôt une belle prouesse de faire venir des images nettes avec des mots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;PROLOGUE FICTIF  A DOM JUAN DE MOLIERE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;(entrée du Prologue, il marche sur scène dans la plus parfait insouciance)&lt;br /&gt;AH !&lt;br /&gt;Non ce n’est quand même pas…impossible. Non ! non ! c’est inimaginable. J’en suis sûr… pourtant, ces gens… ça ressemble bien à un public… Si ! si ! c’est commencé !&lt;br /&gt;Mon texte, où est mon texte !&lt;br /&gt;Comment ça je ne l’ai pas préparé ! Bien sûr que si !  je l’ai débuté hier au soir et…&lt;br /&gt;( il regarde vers la droite en direction des coulisses)Tu oses, tu dis que je me serais endormi sur mon travail ! Vraiment tu me prends pour qui ? J’ai du le perdre quelque part, voilà tout !&lt;br /&gt;Quoi ? Le public ne peut pas attendre. Ils ont payer leurs places, et alors ? &lt;br /&gt;Tu veux que j’improvise ! Hors de question, je ne suis pas Dom Juan moi. Je ne manie pas aussi bien la parole que lui. Sganarelle ne songe t’il pas lui-même à mettre ses raisonnements par écrit, pour disputer avec lui ?&lt;br /&gt;Ah mon papier ! Tu vois, je ne l’avais pas perdu ! (un temps)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. C’est personnages vont vous jouer l’histoire de Dom Juan.&lt;br /&gt;Dom Juan c’est l’homme qui est assit là bas et qui parle. Il parle à Sganarelle. Il lui parle de Done Elvire. Il l’a aimé, un mois, il ne l’aime plus. Un autre objet a chassé Elvire de sa pensée. Il est ainsi Dom Juan. Il goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le cœur d’une jeune beauté mais lorsqu’il est maître une fois, alors pour lui, il n’y a plus rien à souhaiter ; tout le beau de la passion est fini. Dame, demoiselle, bourgeoise, paysanne, il ne trouve rien de trop chaud ni de trop froid pour lui.&lt;br /&gt;Il est encore insouciant. Il ne se doute pas de la menace qui plane sur lui. Il ne veut pas prendre raison. Il ignore les avertissements du Ciel. Il transgresse tout. Il n’a peur de rien. Il ne craint pas la mort… il ne la voit pas. C’est pourquoi il jouera son rôle jusqu’au bout… celui de l’homme qui depuis toujours, va de fille en fille. Il ne sent pas qu’il s’éloigne à une vitesse vertigineuse du monde vivant.&lt;br /&gt;Il est l’archétype de la démesure morale. Il est impertinent, irrespectueux et offense. Il ne croit pas à la religion. Dom Juan pense simplement que deux et deux sont quatre. Sa religion c’est un peu l’arithmétique.&lt;br /&gt;Sganarelle, c’est son valet. On ne sait pas très bien pourquoi il reste avec son maître. Peut-être par lâcheté. Il déteste ses manières.&lt;br /&gt;Tout à l’heure, tandis que Dom Juan sera parti en quête de son nouvel amour, il croisera Gusman, le valet d’Elvire. Alors il s’autorisera à peindre un violent portait de Dom Juan. Pour le moment, il essaye vainement de le raisonner. Ça ne marche pas. Il n’est pas de taille. Poussé par une indignation trop retenue, il finira par éclater, d’abord timidement puis plus sûrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( regarde à droite) Quoi encore ! Ce metteur en scène parfois ! Le libertinage, tu veux que j’en parle maintenant ! Et la triste Done Elvire qui de la lamentation va passer à la conversion, et la statut, et Dom Louis et Dom Carlos, et Dom Elvis ! je n’en parle pas ! Pas essentiel pour le prologue ! Au spectateur de les découvrir dans la pièce ! Pour le suspense ! Mais je sers à quoi moi !&lt;br /&gt;Oui monsieur, j’arrête d’être insolent, oui monsieur j’aborde de suite le libertinage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(au public) Il faut vraiment tout vous expliquez à vous !&lt;br /&gt;Bon. Dom Juan fut écrit par Molière peu après le Tartuffe où l’auteur fustigeait l'hypocrisie de certains dévots. La pièce n’échappa pas au menace du parti dévot. elle semble aux yeux des religieux de l'époque une apologie du libertinage. Le seul défenseur de la religion semble être Sganarelle pour lequel la religion ressemble fort à de la superstition. Dom Juan va donc subir, dès sa deuxième représentation une attaque en règle. On demandera à Molière de supprimer certaines scènes.  En effet certaines de ces scènes ou répliques tournaient un peu trop pour l’époque en dérision la religion.&lt;br /&gt;(en aparté) je précise qu’ici elle sera diffusé en œuvre complète, sans aucune censure.&lt;br /&gt;(il reprend) En faîte dans cette pièce Dom Juan cherche. Il a un but : il veut savoir si Dieu existe. Tout le temps il Le défi. Mais tant qu’il ne voit pas d’intervention de  sa part, il continu son jeu. Un jeu qui le mène à la mort. Attention ! n’allez pas croire que c’est une tragédie ! vous êtes venu pour rire ? repartez ! Cette pièce n’appartient pas à la comédie.&lt;br /&gt;Je ne dis pas que vous ne rirez point de toute la pièce. Il y a des passages vraiment très amusants. Imaginez : un échange de deux paysans au XVIIème siècle ou encore… (il est coupé)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore ce metteur en scène ! (au public) Il trouve que j’en dit trop ! et que si je continue c’est tout la pièce que je vais raconter ! Ah bon ? moi mon rôle c’est de dire ce qui s’est passé avant ? Merci je le sais, mais il faut bien mettre l’eau à la bouche de ce public non ?&lt;br /&gt;Bon, les ordres sont les ordres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc la première scène débute sur un échange entre Gusman et Sganarelle – vous vous rappelez, j’en ai parlé tout à l’heure : le portrait de Dom Juan ! – Auparavant il a quitté Done Elvire car il ne l’aimait plus- Il faut avouer que Dom Juan passe facilement d’un amour à l’autre et se marie une fois par mois !  Alors Done Elvire… ce n’est pour lui, qu’une  de plus sur sa longue liste de conquérantes. Il se prend même pour Alexandre Le Grand !&lt;br /&gt;Vous voyez ça n’a rien à voir avec une tragédie. Notre héros n’est pas animé par de nobles qualités (courage, générosité, noblesse de sentiments, etc.) , semble encore moins victime d’un choix  dont l’issue serait fatale. D’accord, la fin est tragique mais avec&lt;br /&gt;plus d'attention vous remarquerez que tout le long de la pièce est bercé par le registre comique – je rappel que ce n’est pas une comédie pour autant-. Certes au court de la pièce, nous faisons face à des situations qui font naître le rire ou le sourire à partir de contradictions. le comportement, la mentalité de Dom Juan, l'habit ou encore le registre de langage de certain personnages... feront rire. Mais Dom Juan ne  raconte pas le renversement du malheur au bonheur. Pas de mariage à la fin ! hors pour que ce soit une Comédie il faut cela.&lt;br /&gt;Pour faire simple Dom Juan, c’est une tragi-comédie.&lt;br /&gt;De surcroît, c’est une pièce baroque. C’est exubérant, foisonnant, grandiose, débordant, excessif, fougueux et l’on joue sur des effets dramatiques. La dernière scène est assez caractéristique surtout lorsque Dom Juan s’exclame : « Ô Ciel ! que sens-je ? Un feu invisible me brûle, je n’en puis plus, et tout mon corps devient un brasier ardent. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le revoilà. Que va t-il encore me dire ? Je suis trop long. C’est pas un prologue mais une théorie. Ah… le monde du théâtre… il faut toujours que ça aille vite. Un personnage rentre et au bout de trois répliques il ressort ! hop, une scène de passée !&lt;br /&gt;Et en plus, il se permet de me dire que j’étais censé faire comme si on se trouvait à une représentation du XVII ème siècle ! Par dessus le marché, Monsieur s’offusque car je n’évolue pas du tout dans le même registre que la pièce.&lt;br /&gt;Et bien non ! on est au XXI ème siècle ! Ce qu’il faut c’est donner envie au gens de regarder, de lire Dom Juan de Molière, et au diable les registres ! Et au diable si ça ne colle pas avec le reste de la pièce !&lt;br /&gt;Ça ne vous intéresse pas ?&lt;br /&gt;On passe à autre chose.&lt;br /&gt;Allez en scène Gusman et Sganarelle, le public vous attend !&lt;br /&gt;La prochaine fois vous vous passerez de mon prologue puisqu’il ne va pas avec la pièce ! (il sort furieux)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7046288096322909020-5366305056774636583?l=nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/feeds/5366305056774636583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7046288096322909020&amp;postID=5366305056774636583&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7046288096322909020/posts/default/5366305056774636583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7046288096322909020/posts/default/5366305056774636583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/2008/01/prologue-fictif-de-dom-juan-de-molire.html' title='Prologue fictif de Dom Juan de Molière'/><author><name>Tiphanie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18081603653363629025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17101272409704487172'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7046288096322909020.post-5383556461314412119</id><published>2008-01-01T04:11:00.000-08:00</published><updated>2008-01-01T04:15:01.844-08:00</updated><title type='text'>Je suis humain</title><content type='html'>Le texte suivant date un peu plus que les autres. J'avais je me souviens 13 ans et je venais de voir le film Entretien avec un Vampire, lorsque France 5 ou Arte (j'ai oublié) à organisé un concours sur des nouvelles mettant en scène des vampires. Ouvert à tous j'avais peu de chance de gagné et en effet je ne gagnais pas mais là n'était pas l'essentiel. Personnelement bien que l'histoire fasse DEJA VU et qu'il y est je crois, quelques incohérence, je l'aime beaucoup et je me souviens avoir apprécier l'écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;JE SUIS HUMAIN&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Longtemps, trop longtemps j’ai espéré. Espéré qu’un jour je me transformerai. Que tout ceci serait oublié et que je vivrai enfin pour de vrai. Finalement je me suis dit que c’était impossible et j’ai décidé de les combattre.&lt;br /&gt;Chaque jour qui passe je sors la nuit pour les piéger et je les enferme dans une cellule où il y a un pieux à chaque fissures de mur. Tous les matins je diffuse une odeur d’ail, le sang que je leur fais boire est constitué d’eau bénite. Pour couronner le tout, j’ajoute des torches en feu, pour éclairer. Et bien sûr une fenêtre qui laisse entrer le soleil, je les entends. Ils crient. Un cri affreux, long, déchirant. Ils cognent contre la porte de leur cellule espérant qu’elle s’ouvre. Mais elle ne s’ouvre pas . Jamais. Le soir, alors que je reviens avec un autre vampire, j’enlève les cendres d’un coup de pied et je lance le nouvel arrivant. Cela fait plus de quarante ans que cela dure. Au début, aucuns ne me craignait mais au fil des disparitions, ils se sont doutés. C’était à prévoir. En quarante ans, j’ai du en attraper plus d’une cinquantaine. Un chiffre qui semble important, mais trop  peu. Au commencement j’en prenais une dizaine par an, mais à présent je n’en attrape que un ou deux pour une même période. C’est dommage, j’aimais les entendre crier, cela me réconfortait. Je me sentais plus fort qu’eux. Aujourd’hui moins. Surtout en ce moment, ils m’ont battu. Pour le moment je n’ai pas peur, je ne me souviens pas avoir eu peur, même le jour où j’en ai vu un pour la première fois. J’avais douze ans je crois. Il était tard. Une heure où d’habitude tous les enfants dorment. Onze heure, minuit, une heure, je ne sais plus. Il est entré par la fenêtre, transformé en chauve-souris. J’ai suivi toute la transformation : de la bête au vampire. On aurait cru un film de magie. Il s’est approché de moi. J’ai fermé mes yeux. Il a rit et m’a dit :&lt;br /&gt;- Je sais que tu m’as vu Walt   &lt;br /&gt;J’ai reconnu sa voix, c’était mon oncle Moti.&lt;br /&gt;- C’est vous mon oncle  ?&lt;br /&gt;- Ah ! tu me reconnais, je suis un vampire mon garçon.&lt;br /&gt;Je l’ai regardé bizarrement, comme si je ne comprenais pas, mais dans ma tête c’était clair. Il est vrai que j’avais imaginé ça dans mes délires les plus fous, j’osais a peine croire que c’était vrai. Il a repris :&lt;br /&gt;- Tu sais Walt j’ai transformé ton père en vampire, tout à l’heure. Il est heureux maintenant. Il ne mourra pas du cancer.&lt;br /&gt;J’étais heureux et malheureux. Heureux parce que mon père ne mourrait pas. Malheureux parce qu’il allait tuer et semer la mort autour de lui.&lt;br /&gt;- Et mère ?&lt;br /&gt;- Je ne lui ai rien fait, quant à toi, tu me sembles avoir un bon sang.&lt;br /&gt;- Mais je ne veux pas mourir, ai-je hurlé.&lt;br /&gt;Je n’ai rien pu dire d’autre il m’a mordu à pleine dents. Je suis tombé dans les pommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis réveillé un peu plus tard dans la nuit. Oncle Moti m’avait vidé de presque tout mon sang mais je vivais.  Je me suis alors juré de me venger et de les combattre, de les tuer. Tous. Je ne suis jamais retourné à l’école, personne ne s’en est  vraiment inquiété, à cette époque, c’était courant.&lt;br /&gt;Au cours de mes recherches et rencontres j’ai pu apprendre toutes les techniques pour tuer les vampires : les pieux, la lumière, l’hostie… Et enfin lorsque ma mère est morte alors que j’avais seize ans, je suis passé à l’acte.  Mais maintenant ils m’ont attrapé. Et maintenant c’est moi qui suis enfermé dans une cellule. Tout s’est passé lentement, ils m’ont laissé le temps d’agir pour mieux me cueillir :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NON !&lt;br /&gt;Un cri de souffrance suivi d’un corps qui tombe. J’en suis sûr c’est eux. Je cours, cherchant la provenance du cri. Je cours si vite que je glisse parfois sur le chemin de boue. Enfin je les vois. Un homme, tenu à bout de bras par un vampire. Le corps semble presque inerte. Un petit cri me fait comprendre que la personne est encore en vie. J’arrive près d’eux . Je me fonds derrière le vampire, qui trop intéressé par le sang de sa victime ne m’entend même pas. Je respire fort pourtant. La course m’a fatigué. Et puis je me jette sur lui. Il se débat mais je le tiens ferment. Je l’assomme. Je le laisse sur le côté et me préoccupe de l’homme. Il respire mal. J’ignore s’il va survivre. Le sang me rend fou. L’homme soulève un œil. Il me regarde.&lt;br /&gt;- Je vais mourir alors ?&lt;br /&gt;- Pas aujourd’hui, je suis là.&lt;br /&gt;- Vous êtes un drôle d’homme.&lt;br /&gt;Sa remarque me fait sourire.&lt;br /&gt;L’œil se referme. Puis les deux yeux s’ouvrent. Il me tend une main. Je la prends. Doucement je le relève. Il chancèle un peu mais parvint à retrouver son équilibre. Il me questionne :&lt;br /&gt;- Comment avez-vous su ?&lt;br /&gt;- J’ai entendu votre cri, j’ai su qu’ils étaient là. J’ai couru jusqu'à vous et me voilà votre sauveur.&lt;br /&gt;- C’est gentil. Et lui, qu’est ce qu’on en fait, dit-il en désignant le vampire assommé.&lt;br /&gt;- On le laisse là quelques instant. D’autres vampires arriveront et alors je les prendrai tous.&lt;br /&gt;- N’est-ce pas risqué ?&lt;br /&gt;- Non&lt;br /&gt;J’avance sur le chemin boueux. Il me suit. Je remarque un cageot et à l’intérieur un lapin.&lt;br /&gt;- Vous allez le manger ? demandai-je&lt;br /&gt;- Bien sur, vous en voulez ?&lt;br /&gt;- Non, merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous continuons à marcher dans la pénombre.&lt;br /&gt;- Je m’appelle Walt, dis-je, et vous ?  &lt;br /&gt;- Antoine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais même pas pourquoi je le suis. Afin que le vampire ne l’ attaque pas de nouveau, en quelque sorte je veille sur lui.&lt;br /&gt;- Je vous ai vu, tout à l’heure, au café Simon.&lt;br /&gt;- J’y étais.&lt;br /&gt;- Vous sembliez triste. Vous avez perdu quelqu’un que vous aimiez ?&lt;br /&gt;- Non. Je suis triste chaque jour. Triste des morts que causent les vampires. Je pleure en même temps que la famille de la victime.&lt;br /&gt;- Jusqu'à ce jour je ne croyais pas aux vampires.&lt;br /&gt;- C’est normal, je réponds, tout le monde fuit la vérité. L’Homme dit d’ailleurs : « il faut le voir, pour le croire »&lt;br /&gt;- Vous avez sauvé d’autres personnes comme moi ?&lt;br /&gt;- Une vingtaine peut-être. C’est  trop peu. Les vampires tuent plus de cent personnes par jour.&lt;br /&gt;- Ils doivent être nombreux . &lt;br /&gt;-  Je ne sais pas exactement il y en a de plus en plus, j’en ai l’impression.&lt;br /&gt;- Vous semblez bien les connaître.&lt;br /&gt;- C’est parce que je les côtoie , répliquai-je&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’ai ai vu au dernier moment. Le vampire que j’avais assommé, c’était réveillé. Il nous avait suivis, il fonce sur Antoine. Et l’achève. Il part en courant. C’est dommage pensai-je, il était gentil Antoine . Puis je réagis. Je cours après le vampire, mais celui-ci a déjà disparu. Tant pis , demain soir peut-être.&lt;br /&gt;Je rentre chez moi et mais il apparaît.&lt;br /&gt;- Où vas-tu Walt ? me questionne t-il&lt;br /&gt;- Et vous mon oncle  ? dis-je en le reconnaissant&lt;br /&gt;- Je chasse et je rentre chez moi, comme tous les vampires. Tu sais que tu me déçois .&lt;br /&gt;- Je vous déçois mon oncle ? fis-je interloqué&lt;br /&gt;- Pourquoi nous chasses-tu ?&lt;br /&gt;- Parce que je désapprouve votre vie, et je vous hais.&lt;br /&gt;- Je n’ai pas d’autre choix que te t’embarquer pour te tuer. Sacha,  Kuno, Gilles, Fritz, venez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatre vampires les dents encore rouge de sang, arrivent sur le chemin. Ils m’encerclent. Je sens que je suis piégé. Je ne tente pas de m’enfuir, c’est impossible. Il sont plus forts que moi. Je regarde le ciel. Nuit très sombre. Il doit être près de minuit. Le soleil ne se réveillera que dans huit heures et il sera trop tard. Je serai déjà prisonnier. Mort peut-être. Ça dépend .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah, mon neveu , dit oncle Moti, comme j’aurai aimé que tu sois comme moi. Mais tu as choisi d’être quelqu’un d’humain, qui ne tue pas les Hommes pour se nourrir. Quelle déception. Moi qui avait mis tout espoir en toi, il lâche un énorme soupir et ordonne :Emparez-vous de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les quatre vampires se fondent sur moi. Les ténèbres m’envahissent. On m’a assommé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis réveillé dans cette pièce froide, celle où je suis en ce moment. Il fait nuit. Plus pour très longtemps. En y repensant, j’ai maintenant peur. Pour la première fois. Peur de mourir. Que va-t-il se passer ? Je l’ignore encore mais je sais que ma fin est proche. Antoine était mon piège, il ne le savais pas bien sûr, mais c’est à cause de lui que je suis là en train de croupir. Il est déjà mort lui. Il aurait sûrement aimé vivre un peu plus longtemps.&lt;br /&gt;J’ai remarqué que c’est dans des moments proche de la mort que l’on se demande pourquoi on a fait ce qui nous a tué. On repense aussi à sa famille. Pas moi. Je ne regrette rien de ce que j’ai fait et je songe encore moins à ma famille. C’est elle qui m’a tué.&lt;br /&gt;Une trappe s’ouvre : « Ton dernier repas » me signale-t-on.&lt;br /&gt;Je n’y touche pas. Je sais ce que c’est : un bout d’humain en guise de viande et du sang, pour ma soif.&lt;br /&gt;La porte s’ouvre , on entre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Père ? je m’écris, j’ignore depuis combien de temps je ne l’ai pas vu&lt;br /&gt;- Veux-tu vivre Walt ? me demande-t-il, il n’ajoute rien. Ses paroles sont dures et sèches, elles ne traduisent aucune émotion, il se moque de son fils.&lt;br /&gt;- Je ne sais pas père , ça ne vaut peut-être pas le coup, répondis-je , je suis mort il y a quarante ans.&lt;br /&gt;- Mort ! non, tu vis depuis quarante ans. Es-tu sûr de vouloir mourir ?&lt;br /&gt;- Bien sûr, je vous ai combattus depuis quarante ans. Ce n’est pas maintenant que je vais changer d’avis. Je devais bien mourir un jour.&lt;br /&gt;- Je t’aimais, tu sais.&lt;br /&gt;- Au début, moi aussi, mais vous avez  tellement changé , oh père, pourquoi ?&lt;br /&gt;- N’es-tu pas sur de vouloir devenir comme nous ?&lt;br /&gt;- Jamais !&lt;br /&gt;- Dans ce cas, adieu.&lt;br /&gt;- Père ! … hurlai-je.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne répond pas. La porte de la cellule se referme. Il ne m’a pas parlé depuis tellement longtemps et tout ce qu’il me demande c’est si je veux être un vrai vampire. Je suis énervé par tout.&lt;br /&gt;Je m’endors un peu. J’ai encore deux heures devant moi.&lt;br /&gt;Je me suis réveillé alors que le soleil apparaissait au loin. La lumière a peu à peu pénétrer dans la cellule. Je n’ai pas crié comme les vampires à qui je faisais subir ce même sort. Je ne voulais pas qu’il sache que je n’étais pas invincible. La lumière remplit un quart de la cellule, la moitié, les trois quarts et enfin la totalité de la pièce. Je brûle, comme tous les autres vampires. J’ai eu beau vivre comme les humains, manger comme eux, m’habiller comme eux, …je ne me suis jamais habitué à la lumière. Je suis un vampire depuis que j’ai douze ans, qui a tué ses semblables parce que je ne voulais pas être comme eux. Je ne suis pas un meurtrier. Je suis ce qu’on appelle un « gentil » vampire. Maintenant je meurs, la lumière qui pénètre à travers la fenêtre de ma cellule me tue. Les humains aiment la lumière, les vampires non, c’est une des grandes différences entre eux et nous. Une différence qui ne changera jamais. Une différence que je n’ai pas pu maîtriser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;*&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Vlad est entré dans la pièce, à la nuit tombée, il n’y avait plus qu’un tas de cendres. Il n’a rien dit. Il a laissé couler une larme avant de dire simplement : « pourquoi as-tu fait ça mon fils ? ». Les autres vampires sont arrivés pour enlever les cendres. Et puis, pris d’une folle colère, il a tout brûlé. Son château est parti en fumée. Les vampires qui s’y trouvaient  ont péri. Vlad s’est enfuit pour ailleurs …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7046288096322909020-5383556461314412119?l=nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/feeds/5383556461314412119/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7046288096322909020&amp;postID=5383556461314412119&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7046288096322909020/posts/default/5383556461314412119'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7046288096322909020/posts/default/5383556461314412119'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/2008/01/je-suis-humain.html' title='Je suis humain'/><author><name>Tiphanie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18081603653363629025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17101272409704487172'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7046288096322909020.post-8068254271547552638</id><published>2008-01-01T04:06:00.000-08:00</published><updated>2008-01-01T04:09:55.659-08:00</updated><title type='text'>Un jour, tu devras partir</title><content type='html'>J'ai écris cette histoire comme on pourrait écrire une partie de biographie. En effet, cette histoire existe, elle s'est vraiment déroulée. Peut-être pas en tant que tel mais elle s'inspire d'une réalité vécu par ma grand-mère. Je me suis pour celà inspirée d'une photo et j'ai demandé à ma grand-mère de me parler de la guerre 39-45 qu'elle a vécu car oui, l'histoire parle de la seconde guerre mondiale...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;UN JOUR TU DEVRAS PARTIR&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;J’ai déniché dans une boîte en carton une photographie où ma grand-mère pause en compagnie de sa petite sœur et de sa mère. Elle sont installées sur un talus en campagne. Ma grand-mère dont les cheveux blonds sont coupés courts, porte une robe, que, je ne sais pour quelle raison, j’imagine rouge, ainsi que des chaussettes blanches retombent sur ses chaussures, usées jusqu’à l’élastique. Elle doit être âgée de sept ans. Tout près d’elle se tient mon arrière grand-mère, Eugénie, elle est vêtue d’une longue robe rayée. Elle tient dans ses bras celle qui deviendra ma grande tante Danielle et qui n’est encore qu’un bébé dont l’âge avoisine un an.&lt;br /&gt;Leurs sourires et leurs visages sont si radieux que l’on peine à imaginer la guerre qui se déroule derrière. Pourtant, parfois, dans le lointain, résonne ce bruit caractéristique de l’explosion, de l’alarme. Combien de fois l’a t-elle entendu résonner dans tout Brest, cette alarme ? Autant de fois que ma grand-mère se rappelle descendre à la cave qui servait d’abri. Tantôt le jour, tantôt la nuit. Dans ses longs moments de crainte, la famille prenait le Sac, celui qui contenait les papiers importants et surtout, l’argent. Celui que l’on appelait familièrement : Le sac de misère. Là, à la pâleur d’une lampe, tous restaient blottis les uns contre les autres. Ils attendaient de longues heures que les petits coups émis par la sirène pour informer les gens qu’ils pouvaient regagner leurs habitations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’année 1943, un de ces derniers mois dans la ville portuaire avant un départ forcé vers la campagne, les derniers moments dans l’habitation familiale.&lt;br /&gt;La maison d’enfance de ma grand-mère se trouvait juste en face d’un bistrot, durant la guerre, il était fréquent que des Allemands passent devant l’habitation. Fascinés par la blondeur et les yeux bleus de ma grand-mère au style Aryen, les soldats offraient à la petite fille des bonbons, mais celle-ci refusait bien souvent. Sa mère craignait à chaque fois que les Allemands le prennent mal. Combien d’autres craintes eut mon arrière avec sa fille ? Comme ce matin 1943 où toute deux allèrent faire des courses pour le voyage forcée qui s’annonçait. Deux Allemands entrèrent peu après dans la petite boutique d’alimentation. L’un des soldats pausa ses yeux sur ma grand-mère, Eugénie serra la fillette contre elle. L’homme cria à la patronne : «  Un kilo de cerises Madame pour la petite fille blonde ! ». Eugénie n’osa pas bouger d’un centimètre et tient plus fermement encore sa fille. Le soldat Allemand cherchant simplement à prouver sa gentillesse, ne s’offusqua pas de la réaction et apporta en mains propres le kilo à mon arrière grand-mère. Elle murmura un vague merci tandis que les deux Allemands quittaient la boutique, leurs provisions en main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vint le retour à la réalité que ce moment de cadeau amical avait presque fait oublier, les explosions, la destruction, la mort, il faut partir, se réfugier dans des lieux plus sûrs.&lt;br /&gt;La dernière valise se referme, le regard croise un tableau resté au mûr, les pas sont douloureux, le corps rechigne à partir et des larmes de tristesse apparaissent au coin des yeux. J’imagine ma grand-mère penser « reverrais-je cette endroit ». Dehors les cris se mêlent à l’alarme qui résonne pour la énième fois depuis la veille , on se réfugie une dernière fois dans la cave et enfin l’alerte est terminée, on part. On part pour cet ailleurs dont on ignore tout, chaque pas qui s’éloigne est une minute de plus vers la vie. « Un jour tu devras partir de cette maison » disait son père. Ce jour était arrivé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7046288096322909020-8068254271547552638?l=nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/feeds/8068254271547552638/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7046288096322909020&amp;postID=8068254271547552638&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7046288096322909020/posts/default/8068254271547552638'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7046288096322909020/posts/default/8068254271547552638'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/2008/01/un-jour-tu-devras-partir.html' title='Un jour, tu devras partir'/><author><name>Tiphanie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18081603653363629025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17101272409704487172'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7046288096322909020.post-4725892359981016703</id><published>2008-01-01T04:03:00.000-08:00</published><updated>2008-01-01T04:05:53.529-08:00</updated><title type='text'>Le voyageur</title><content type='html'>Ce texte a été écrit lorsque j'avais 15 ans. Il a participé à un concours que je n'ai pas gagné mais ma prof de Français de seconde l'a tellement apprécier qu'elle l'a fait lire à ses élèves de secondes l'année suivante. Forcément j'étais contente. Place maintenant au voyageur et c'est tout sauf du Fantastique ou de la SF...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;LE VOYAGEUR&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Allongé sur le sable, Arthur somnolait à l’ombre d’un cocotier. Quelques femmes au teint doré évoluaient autour de lui sur un fond de musique douce et reposante. Le froissement des feuilles produisait un murmure doux à son oreille. Un verre de citronnade à la main, Arthur ouvrit les yeux et contempla le paysage. Un large océan s’offrait à lui, l’eau était si pure et si claire que quiconque se serait  approché un  peu du bord aurait pu alors distinguer les bancs de poissons. Sur sa gauche, une haute montagne s’élevait, le sommet enneigé. A sa droite, une luxuriante forêt aux arbres multicolores. Coupé du monde, il ne pouvait s’empêcher de s’extasier sur sa vie : qu’il était bon d’être riche ! Avoir tout à sa portée sans rien faire, être reconnu sans avoir  à dire qui l’on est, être obéi, servi, soigné, bichonné… En un mot le bonheur. Un bonheur que beaucoup d’Hommes ne connaîtraient qu’en rêve. Arthur continua à regarder danser les quatre femmes à peau brune. Il sentit quelque chose d’humide couler sur lui, il leva la tête. De l’eau glissait le long des feuilles du cocotier sous lequel il se prélassait et  venait le rafraîchir dans ce cocon de chaleur. Les danseuses s’approchèrent de lui, poursuivant inlassablement leur déhanchement rythmé. L’une d’entre elles attira son regard : une peau brune bronzée par le soleil chaud de l’île, des formes généreuses, d’immense yeux verts rappelant la couleur de la forêt qui surplombait la plage. De longs cheveux noirs tombaient sur ses épaules dénudées. Arthur chercha à savoir depuis combien de temps il n’avait pas été aussi heureux : une éternité, sûrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;*&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;HLM, trois lettres qui cachaient derrière elles les appartements les plus miteux de Paris. Plusieurs incendies s’étaient déclarés un peu partout dans la ville, dans ces cages à lapins, depuis ces dernières semaines. C’était toujours là que se propageaient les fuites de gaz, les feux, la violence, la drogue, les viols… Personne n’avait choisi de vivre là, mais où aller quand on ne pouvait pas acheter autre chose ? Alors on restait. On protestait parfois contre le manque de sécurité et les difficiles conditions sanitaires, mais personne ne faisait rien tant que ne s’était pas produit quelque chose de grave. En province, dans les autres quartiers d’HLM, on disait que c’était mieux, mais les gens  ne voulaient pas  quitter Paris parce que, dans la capitale, il y avait plus de chance de trouver du travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fadjila était arabe, arrivée depuis quatre ans avec son mari et ses trois enfants. Ils partageaient les problèmes de la cité. L’appartement où ils logeaient était l’un des mieux entretenus. Ce soir-là, les enfants regardaient un dessin-animé tandis que Fadjila cuisinait : ce n’était peut-être pas ce qu’ils faisaient de mieux, mais au moins, elle était sûre qu’aucun d’entre eux ne viendrait la gêner autour des plats. Son mari, Atchi, n’était pas encore rentré de son travail d’ouvrier.&lt;br /&gt;La première goutte d’eau tomba  juste au centre de la poêle dans laquelle Fadjila cuisait des légumes. Elle leva les yeux vers le plafond : des petites gouttes y perlaient .&lt;br /&gt;« Qu’est ce que c’est que ça ? » s’exclama t-elle.&lt;br /&gt;Adi, son plus jeune fils entra dans la cuisine.&lt;br /&gt;- Maman ! Il pleut dans le salon !&lt;br /&gt;- Il ne pleut pas, Adi, répondit sa mère, je vais voir ce qui se passe. Hali, tu surveilles Adi et Ninia !&lt;br /&gt;- OK, man’, répondit un garçon depuis le salon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’appartement des Bucket, on s’inquiéta aussi lorsque M.Bucket vit, sur le mur de la salle à manger, s’élargir une auréole suspecte.&lt;br /&gt;- Allons, bon, qu’est-ce que c’est encore cette blague ! Cet appartement est invivable si maintenant l’humidité s’infiltre au sixième étage ! Cette fois-ci la municipalité va devoir agir, foi de Bucket !&lt;br /&gt;- Papa, pourquoi il y a de l’eau qui sort du mur ? demanda sa petite Amélia, âgée de 7 ans.&lt;br /&gt;- Je n’en sais fichtre rien, mais je vais voir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois autres appartements connurent le même désastre que ceux des familles de Fadjilas et Buckets. D’où pouvait bien provenir cette humidité intempestive? Personne ne parvenait à expliquer une arrivé d’eau si soudaine dans les six appartements qui furent touchés. On put bientôt dresser un bilan plutôt terrifiant : des murs s’étaient lézardés, des cloisons s’étaient effritées. Bientôt, une assemblée de locataires se tint sur le palier du sixième étage. Tous contemplaient, médusés, la porte d’A. Beucler :&lt;br /&gt;- C’est de là qu’elle vient, l’eau! déclara une voix d’homme .&lt;br /&gt;- Faut croire qu’il y a une inondation ! lui répondit un jeune rouquin.&lt;br /&gt;- Je vais appeler les pompiers ! proposa Fadjila.&lt;br /&gt;- Ouais, c’est ça ! appelez-les, et dites que c’est grave, sinon y viendront pas ! s’exclama un des voisins.&lt;br /&gt;Fadjila rentra chez elle et demanda à Hali de lui prêter son portable : il valait mieux éviter d’appeler avec le téléphone fixe, pour éviter un court circuit.&lt;br /&gt;Les pompiers se présentèrent à la porte du troisième bâtiment des HLM de la rue Mendren à Paris. Un coup d’épaule suffit à défoncer la porte et ils entrèrent dans l’appartement inondé d’A.Beucler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;*&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Arthur se redressa et se mit à marcher le long du rivage. La chaleur de l’eau lui massait les pieds. Au loin il aperçut un guitariste, celui-là même qui jouait  une musique tantôt douce, tantôt rythmée. Il avança jusqu’à lui, et regarda ses mains agiles courir sur les cordes. L’homme termina le morceau et se tourna vers lui :&lt;br /&gt;- Monsieur ?&lt;br /&gt;Il voulut parler mais il ne put : une vive secousse se fit ressentir dans tout son corps. Le guitariste disparut et fut remplacé par un homme coiffé d’un casque gris-argenté et vêtu d’une tunique bleu foncé. Qui pouvait être ce guignol ?&lt;br /&gt;- Monsieur ? Vous êtes réveillé ?&lt;br /&gt;Arthur regarda autour de lui. L’eau lui arrivait jusqu’au menton et s’échappait de la baignoire à chacun de ses mouvements. Un disque tournait dans le fond de la pièce voisine. Comme il aurait aimé que ce rêve soit réalité ! Ne plus être accablé par  les soucis que nous réserve la vie d’aujourd’hui ! Vivre dans une belle et grande maison, avoir une femme, des enfants, un jardin ! Sentir l’odeur de la mer, voir la campagne ou la montagne autour de soi, marcher le long des côtes, des rivages, des vallées… pouvoir penser à autre chose qu’à l’argent ! Vivre les rêves qui nous assaillent, chaque nuit, durant huit heures et ne connaître que le bonheur !&lt;br /&gt;Les ennuis de sa vie lui revinrent en mémoire. Ils apparurent devant lui sous la forme de trois photos impossibles à brûler. La première, origine de tous ses malheurs : son patron le vire, il rentre chez lui, sa femme le prend très mal.&lt;br /&gt;Seconde photo : sa  femme divorce, emmenant les enfants avec lui.&lt;br /&gt;Troisième photo : il emménage dans les HLM et trouve un petit job de serveur dans un restaurant.&lt;br /&gt;Immobile dans sa baignoire, il voit le pompier penché sur lui.&lt;br /&gt;- Monsieur, vous allez bien ?&lt;br /&gt;Soudain tiré du brouillard qui l’entourait encore, Arthur regarde le spectacle : le pompier, les voisins et lui, tout nu dans sa baignoire. Il tente de se dissimuler aux regards, mais l’eau est transparente, aussi transparente que celle du lagon de son rêve…&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que vous fichez ici ? rugit-il.&lt;br /&gt;- Une inondation a eu lieu à cause de vous, lui expliqua le pompier. Au total, six appartements dévastés, vingt-cinq personnes à reloger, on ne sait même pas où, des murs à refaire…&lt;br /&gt;- A cause de moi ? s’étonne Arthur Beucler.&lt;br /&gt;- Vous vous êtes endormi dans votre baignoire en laissant le robinet ouvert !&lt;br /&gt;Les voisins l’examinent d’un œil critique. Une femme ose un commentaire :&lt;br /&gt;- Il est pas mal, M.Beucler !&lt;br /&gt; Son mari lui jette un regard noir.&lt;br /&gt;- Et puis eux, là, qu’est-ce qu’ils ont à me regarder comme si j’étais un martien ? s’énerve-t-il.&lt;br /&gt;- Je vous signale que nos appartements ont été endommagés à cause de vos bêtises ! fait remarquer froidement  M. Bucket.&lt;br /&gt;- Mes bêtises, mes bêtises ! Vous ne vous êtes jamais endormi dans votre bain, vous ?&lt;br /&gt;- Le fait est que j’ai une douche et non une baignoire ! Avouez qu’il est plus difficile de s’endormir dedans ! répliqua M. Bucket, narquois.&lt;br /&gt;Une femme sort du groupe de voisins amassés devant la porte. Une apparition !  Epoustouflante ! Il n’en croit pas ses yeux ! C’est la danseuse de son île ! Il  reconnaît la peau brune, les yeux vert jade, la silhouette élancée, sinueuse et ondulante ! Et ces magnifiques cheveux noirs tombant sur ses épaules ! Elle s’approche de lui, et, d’un geste gracieux, lui tend son peignoir. Arthur veut dire quelque chose, mais les mots se dérobent, aucun son ne sort de sa bouche. Il enjambe la baignoire et enfile son peignoir bleu. Les voisins ne bougent pas, trop médusés par son calme, et encore sous le choc des dégâts dans leurs appartements.&lt;br /&gt;- Bon ! Vous n’allez pas passer votre vie à  me regarder comme ça ! s’impatiente-t-il .&lt;br /&gt;Le pompier fait signe aux gens de quitter la pièce. Les services municipaux vont les reloger pour la nuit et le temps des travaux.&lt;br /&gt;- Prenez quelques affaires, monsieur !&lt;br /&gt;Dix minutes plus tard il est dans la rue. Un triste cortège de locataires avance péniblement sous une pluie drue. Ils se dirigent vers l’autobus, affrété par la commune, qui va les conduire ils ne savent trop où. Quant à Arthur, son rêve le poursuit, mais s’efface peu à peu. Face à la réalité : il croise le regard vert d’une femme, de celle qui lui a tendu son peignoir. Il la regarde, elle lui sourit. Il accélère l’allure, parvient à sa hauteur, ouvre la bouche pour lui demander son nom…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un homme de son âge se retourne, fronce les sourcils, avance de deux pas vers lui, menaçant :&lt;br /&gt;- N’y touche pas !  Maïa m’appartient !&lt;br /&gt;Maïa…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7046288096322909020-4725892359981016703?l=nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/feeds/4725892359981016703/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7046288096322909020&amp;postID=4725892359981016703&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7046288096322909020/posts/default/4725892359981016703'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7046288096322909020/posts/default/4725892359981016703'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/2008/01/le-voyageur.html' title='Le voyageur'/><author><name>Tiphanie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18081603653363629025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17101272409704487172'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7046288096322909020.post-3234666485009113792</id><published>2008-01-01T03:57:00.000-08:00</published><updated>2008-01-01T04:02:41.031-08:00</updated><title type='text'>Mémoire d'un jeune résistant</title><content type='html'>Un texte demandé pour le cours de français au début de l'année de première Littéraire. Il ne s'achève pas et c'est normal puisque je n'ai jamais envisagé de suite...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;"&gt;MEMOIRES D'UN JEUNE RESISTANT&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Prologue&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;J’étais un jeune résistant dont la haine contre les allemands était forte. Cela m’était dû à l’affliction d’avoir perdu un à un les membres de ma famille. On disait de mes actes de résistances qu’ils étaient scabreux et ce n’était pas une hâblerie. Je pourrais vous parler de mes actions héroïques et patriotiques durant les trois années où je servit à cette armée que l’on nomma résistance. Je pourrais vous raconter mes épopées rocambolesques au secours de notre mère la France. Oui, je pourrais tout aussi bien vous narrer ses périples qui commençaient la nuit et s’achevaient à potron-minet. Mais je ne le ferai pas. Je ne suis pas un bravache.&lt;br /&gt;C’est parce qu’il se croyait unique que Rousseau dit avoir écrit ses confessions.&lt;br /&gt;J’écris ses mémoires de résistant pour des raisons exactement contraires, et parce que je sais, j’espère, que grand est le nombre de ceux qui s’y reconnaîtront. Et c’est pour cette raison  que je ne commencerai pas par « Organiser la lutte contre les Allemands, leurs alliés et leurs complices, par tous les moyens et particulièrement, les crimes à la main, et contre toutes les dictatures et notamment, celle de Vichy, quel que soit le visage dont elle se pare. Tel était mon but » , non se ne sera pas mon amorce. Je ne suis pas Jean Moulin et Jean Moulin, n’est pas moi.&lt;br /&gt;Plus modestement je débuterai par&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je venais de rentrer dans la résistance au début de l’année 1942. Non que je ne voulu pas le faire postérieurement mais plutôt parce que je n’avait pas eu l’occasion de rencontrer des résistants ou même d’y penser. Une fois que cela fut fait je m’habituais très vite à ce nouveau mode de vie. On m’attribua une tâche. Je m’en complaisais dés les prémices. Ma fonction au sein de la résistance fut en premier lieu de partir à la rencontre de ceux qui nous aidait. Cette nation de résistants étaient d’un tout autre genre que nous, les maquisards. Leur sacerdoce me semblait, à vingt ans, aisé. Je sais aujourd’hui que nous fournir en nourriture, armes et autres objets pouvant se révéler utiles ne l’était pas. Ils devaient agir avec discrétion et échapper à la surveillance assidue des soldats allemands autour des maquis. Tromper l’ennemi par de la progéniture, voilà ce qu’il fallait faire. Aussi nous envoyait-on souvent des enfants.&lt;br /&gt;Un jeune résistant amateur de photographie, nous prenait souvent avec des appareils qu’il dérobaient aux allemands. Une fois, on me prit en photo. Je la reçu bien après la fin de la guerre. Aujourd’hui c’est cette photo qui repose sur mon bureau. Je la contemple avec toujours autant de plaisir et son souvenir est gravé en ma mémoire.&lt;br /&gt;C’était un jeudi après-midi de l’été 44, nous partîmes à la rencontre d’un groupe d’enfants d’un collège du coin. Le rendez-vous était fixé dans une clairière. Les enfants, auxquels je ne donnais pas plus de dix ans devaient être trente. Nous, nous étions douze. Certains prirent des armes défensives au cas où les allemands fouleraient de leurs bottes noires les herbes de notre forêt. Je voulais des armes. Je fixais mon choix sur des petites grenades que j’accrochais à mes bretelles. Je me souviens d’un camarade fier comme un coq. Il se pavanait devant nous dans un état d’euphorie proche de l’allégresse. Son attitude bien que burlesque était similaire à la mienne, la premier fois que l’on me donna une arme.&lt;br /&gt;Les enfants nous tendirent leurs musettes, nous primes chacun deux à trois paniers. Ils contenaient surtout des gâteaux et quelques confitures afin de masquer les vivres en de simples goûters. C’était du fait maison, bien loin de notre consommation d’aujourd’hui. Je me rappelle que ce soir là, tandis que nous mangions, avoir savourer une madeleine. Sans être Proust, je dirais que ce goût, oublié par la guerre, fut un véritable plaisir de dégustation. Cette madeleine était similaire à celle dont je me délectais enfant. Cela me rappela ma mère(…)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7046288096322909020-3234666485009113792?l=nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/feeds/3234666485009113792/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7046288096322909020&amp;postID=3234666485009113792&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7046288096322909020/posts/default/3234666485009113792'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7046288096322909020/posts/default/3234666485009113792'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nouvelles-de-tiphanie.blogspot.com/2008/01/mmoire-dun-jeune-rsistant.html' title='Mémoire d&apos;un jeune résistant'/><author><name>Tiphanie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18081603653363629025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='17101272409704487172'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry></feed>