mardi 1 janvier 2008

Mémoire d'un jeune résistant

Un texte demandé pour le cours de français au début de l'année de première Littéraire. Il ne s'achève pas et c'est normal puisque je n'ai jamais envisagé de suite...

MEMOIRES D'UN JEUNE RESISTANT

Prologue


J’étais un jeune résistant dont la haine contre les allemands était forte. Cela m’était dû à l’affliction d’avoir perdu un à un les membres de ma famille. On disait de mes actes de résistances qu’ils étaient scabreux et ce n’était pas une hâblerie. Je pourrais vous parler de mes actions héroïques et patriotiques durant les trois années où je servit à cette armée que l’on nomma résistance. Je pourrais vous raconter mes épopées rocambolesques au secours de notre mère la France. Oui, je pourrais tout aussi bien vous narrer ses périples qui commençaient la nuit et s’achevaient à potron-minet. Mais je ne le ferai pas. Je ne suis pas un bravache.
C’est parce qu’il se croyait unique que Rousseau dit avoir écrit ses confessions.
J’écris ses mémoires de résistant pour des raisons exactement contraires, et parce que je sais, j’espère, que grand est le nombre de ceux qui s’y reconnaîtront. Et c’est pour cette raison que je ne commencerai pas par « Organiser la lutte contre les Allemands, leurs alliés et leurs complices, par tous les moyens et particulièrement, les crimes à la main, et contre toutes les dictatures et notamment, celle de Vichy, quel que soit le visage dont elle se pare. Tel était mon but » , non se ne sera pas mon amorce. Je ne suis pas Jean Moulin et Jean Moulin, n’est pas moi.
Plus modestement je débuterai par

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Je venais de rentrer dans la résistance au début de l’année 1942. Non que je ne voulu pas le faire postérieurement mais plutôt parce que je n’avait pas eu l’occasion de rencontrer des résistants ou même d’y penser. Une fois que cela fut fait je m’habituais très vite à ce nouveau mode de vie. On m’attribua une tâche. Je m’en complaisais dés les prémices. Ma fonction au sein de la résistance fut en premier lieu de partir à la rencontre de ceux qui nous aidait. Cette nation de résistants étaient d’un tout autre genre que nous, les maquisards. Leur sacerdoce me semblait, à vingt ans, aisé. Je sais aujourd’hui que nous fournir en nourriture, armes et autres objets pouvant se révéler utiles ne l’était pas. Ils devaient agir avec discrétion et échapper à la surveillance assidue des soldats allemands autour des maquis. Tromper l’ennemi par de la progéniture, voilà ce qu’il fallait faire. Aussi nous envoyait-on souvent des enfants.
Un jeune résistant amateur de photographie, nous prenait souvent avec des appareils qu’il dérobaient aux allemands. Une fois, on me prit en photo. Je la reçu bien après la fin de la guerre. Aujourd’hui c’est cette photo qui repose sur mon bureau. Je la contemple avec toujours autant de plaisir et son souvenir est gravé en ma mémoire.
C’était un jeudi après-midi de l’été 44, nous partîmes à la rencontre d’un groupe d’enfants d’un collège du coin. Le rendez-vous était fixé dans une clairière. Les enfants, auxquels je ne donnais pas plus de dix ans devaient être trente. Nous, nous étions douze. Certains prirent des armes défensives au cas où les allemands fouleraient de leurs bottes noires les herbes de notre forêt. Je voulais des armes. Je fixais mon choix sur des petites grenades que j’accrochais à mes bretelles. Je me souviens d’un camarade fier comme un coq. Il se pavanait devant nous dans un état d’euphorie proche de l’allégresse. Son attitude bien que burlesque était similaire à la mienne, la premier fois que l’on me donna une arme.
Les enfants nous tendirent leurs musettes, nous primes chacun deux à trois paniers. Ils contenaient surtout des gâteaux et quelques confitures afin de masquer les vivres en de simples goûters. C’était du fait maison, bien loin de notre consommation d’aujourd’hui. Je me rappelle que ce soir là, tandis que nous mangions, avoir savourer une madeleine. Sans être Proust, je dirais que ce goût, oublié par la guerre, fut un véritable plaisir de dégustation. Cette madeleine était similaire à celle dont je me délectais enfant. Cela me rappela ma mère(…)

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